
La Route des Trésors en Touraine – autour de Loches
Autour de la Corroirie, entre Loches, Montrésor et Nouans-les-Fontaines, la Route des Trésors relie des lieux où œuvres, architectures et paysages racontent une histoire commune.
Elle peut trouver sa place parmi les journées d’un séjour en Touraine, aux côtés des grands sites du Val de Loire ou d’une journée au ZooParc de Beauval. Son échelle est différente : les distances sont courtes, les lieux plus discrets et les liens entre eux deviennent peu à peu perceptibles.
La Route des Trésors ne propose pas simplement une liste de lieux à voir. Elle ouvre une autre manière de parcourir la Touraine, plus intérieure, où les œuvres, les architectures et les paysages se répondent.
Là où certains itinéraires conduisent naturellement vers les sites les plus connus, elle s’attache à ce qui relie, à ce qui demeure parfois en retrait, mais reste profondément présent.
Elle ne remplace pas les incontournables du Val de Loire. Elle offre une autre échelle de découverte, plus proche du territoire et de son histoire.
Depuis la Corroirie, Loches se rejoint en une douzaine de minutes, tandis que Montrésor se trouve à seulement 4,5 km. Cette proximité permet de revenir vers ces lieux à différents moments du séjour, sans devoir les réunir dans une seule journée.
Une route de trésors
La Route des Trésors a été créée en 2008 sous forme associative, pour relier plusieurs lieux proches et en proposer une lecture commune.
À Loches, certaines œuvres prolongent directement l’histoire du Liget. À la galerie Saint-Antoine, La Cène à Emmaüs et L’Incrédulité de saint Thomas, connues sous le nom de « Caravage de Philippe de Béthune », sont aujourd’hui présentées avec le Retable du Liget.
Leur histoire ne commence pas à Loches. Les deux tableaux appartenaient à Philippe de Béthune, ambassadeur à Rome au début du XVIIe siècle, avant d’être confiés aux chartreux du Liget, dont la maison basse, la Corroirie, assurait l’administration temporelle du domaine.
Après la Révolution française, les œuvres sont transférées à Loches. Leur présence actuelle dans la ville prolonge ainsi une histoire qui relie directement la Chartreuse du Liget, la Corroirie et la cité royale.
D’autres trésors apparaissent ailleurs : à Beaulieu-lès-Loches, à Montrésor, à Nouans-les-Fontaines ou à la Corroirie. Églises, collégiales, chapelles et demeures conservent ainsi des œuvres qui prennent un autre sens lorsqu’elles restent liées aux lieux qui les entourent.
À Nouans-les-Fontaines, la Pietà attribuée à Jean Fouquet constitue l’une de ces présences majeures. Conservée dans l’église du village, elle inscrit une œuvre de la Renaissance dans un paysage qui demeure à l’écart des grands parcours touristiques.
Le château de Chenonceau appartient à cette géographie élargie. Sa présence est plus visible, mais elle ne résume pas le territoire.
Ces œuvres ne se lisent pas isolément. Elles témoignent de circulations anciennes entre monastères, collections privées, églises et lieux de pouvoir, qui donnent au territoire une cohérence discrète.
Découvrir la galerie Saint-Antoine
À ces traces s’ajoute une autre présence, plus diffuse : celle des paysages, des étangs, des forêts, des oiseaux et des eaux calmes. La biodiversité fait elle aussi partie de ces trésors, moins visibles mais essentiels.
Parcourir la route
Suivre cette route ne consiste pas à enchaîner des visites, mais à laisser apparaître des correspondances entre les lieux. Une œuvre, un espace, une architecture, puis un paysage composent peu à peu une lecture du territoire.
Certaines portions se découvrent à pied, à vélo ou à cheval, lorsque les chemins et les distances s’y prêtent. Pour relier l’ensemble des lieux, la voiture permet de composer librement les journées, sans imposer un parcours continu.
Entre Beauval et Loches, la Route des Trésors
Entre le ZooParc de Beauval et la cité royale de Loches, le territoire change plusieurs fois d’échelle. La Route des Trésors invite à regarder ce qui se trouve entre ces grands repères : œuvres, villages, monastères, églises et paysages.
Elle n’impose pas un parcours continu ni un ordre de visite. Certains lieux peuvent occuper une journée, d’autres quelques heures ou simplement trouver leur place au détour d’un trajet. Peu à peu, des liens apparaissent entre eux.
Là où les incontournables du Val de Loire dessinent une géographie plus large, cette route s’attache à une Touraine proche, où l’histoire demeure souvent dans les lieux mêmes qui l’ont portée.
Beauval – une journée à part
Beauval appartient à une autre échelle. Le parc demande du temps et peut occuper à lui seul une journée du séjour.
En revenant vers la Corroirie, le paysage se resserre pourtant rapidement. Les villages, les églises et les œuvres conservées à quelques kilomètres ouvrent une autre manière de découvrir le territoire.
Nouans-les-Fontaines – la Pietà de Jean Fouquet
Dans l’église de Nouans-les-Fontaines, une Pietà du XVe siècle attribuée à Jean Fouquet demeure dans le village où elle fut redécouverte en 1931.
Sa présence est presque inattendue. Une œuvre majeure de la peinture tourangelle apparaît ici sans le dispositif d’un grand musée, encore liée à l’église et au territoire qui l’entoure.
Montrésor – la collégiale
Dans la collégiale Saint-Jean-Baptiste, l’Annonciation de Philippe de Champaigne prend place parmi les tombeaux, les stalles et les autres œuvres conservées dans l’édifice.
Ici encore, le tableau n’est pas séparé de son environnement. La lumière de la collégiale, l’architecture Renaissance et l’histoire du village participent à sa présence.
Montrésor – le château
Le château prolonge cette relation entre les œuvres et le lieu. Mobilier, tableaux, objets et souvenirs familiaux ne forment pas une collection abstraite : ils appartiennent encore aux pièces qui les accueillent.
La visite garde ainsi quelque chose d’un intérieur transmis, au-dessus du village et de la vallée de l’Indrois.
Le Liget – la continuité monastique
La Chartreuse du Liget ramène directement à l’histoire de la Corroirie. Fondée en 1178, elle constituait la maison haute du monastère chartreux, tandis que la Corroirie en était la maison basse.
Entre la chartreuse, la chapelle Saint-Jean du Liget, la forêt et la Corroirie, l’organisation ancienne du domaine devient encore lisible dans le paysage.
La Corroirie – habiter le territoire
La Corroirie appartient elle-même à cette histoire. Les bâtiments, les douves, l’église et les anciennes fonctions du monastère donnent une profondeur particulière aux lieux découverts alentour.
Y séjourner quelques jours permet de retrouver le même paysage chaque soir, puis de repartir le lendemain vers une autre œuvre, un autre village ou une autre époque.
Beaulieu-lès-Loches – une autre profondeur
Avant d’atteindre Loches, Beaulieu-lès-Loches introduit une autre densité. L’ancienne abbaye, son grand clocher et les rues du bourg racontent une histoire qui ne se confond pas avec celle de la cité royale voisine.
Quelques kilomètres seulement séparent les deux villes, mais leurs paysages et leurs architectures ne parlent pas de la même manière.
Loches – les œuvres retrouvées
À la galerie Saint-Antoine, La Cène à Emmaüs et L’Incrédulité de saint Thomas, connues sous le nom de « Caravage de Philippe de Béthune », témoignent de circulations anciennes entre Rome, le Liget et Loches.
Leur présence dans la ville permet aujourd’hui de relire une partie de l’histoire artistique de la Chartreuse et de la Corroirie.
Loches – la cité royale
Loches rassemble à une autre échelle ce que la route rencontre souvent de manière plus discrète : architecture, pouvoir, œuvres, mémoire religieuse et histoire du territoire.
Le donjon, le logis royal, la collégiale Saint-Ours et la ville ancienne peuvent occuper une journée entière, sans pour autant constituer l’aboutissement obligatoire de la route.
Ces lieux peuvent être reliés de plusieurs manières et sur plusieurs jours. La Route des Trésors tient moins à l’ordre dans lequel on les découvre qu’aux relations qui apparaissent entre eux : une œuvre retrouvée, un monastère dans la forêt, un village au bord de l’eau, puis le retour à la Corroirie.
Lire la Route des Trésors sur la carte
La carte permet de situer les lieux qui composent cette géographie proche, entre Beauval, Nouans-les-Fontaines, Montrésor, le Liget, la Corroirie, Beaulieu-lès-Loches et Loches.
Cette carte utilise Google Maps. Son affichage attend votre accord dans Complianz.
Questions fréquentes sur la Route des Trésors
Quelques repères pour comprendre cette géographie, en organiser la découverte et lui laisser trouver sa place dans un séjour à la Corroirie.
Qu’est-ce que la Route des Trésors autour de la Corroirie ?
La Route des Trésors relie autour de la Corroirie des lieux où œuvres, architectures et mémoires anciennes restent étroitement liées au territoire. Montrésor, le Liget, Nouans-les-Fontaines, Beaulieu-lès-Loches et Loches composent ainsi une géographie que l’on peut découvrir sans suivre un parcours imposé.
Quels lieux peut-on découvrir sur la Route des Trésors ?
Parmi les lieux évoqués sur cette route figurent Montrésor, la Chartreuse et la chapelle Saint-Jean du Liget, Nouans-les-Fontaines et sa Pietà attribuée à Jean Fouquet, Beaulieu-lès-Loches, la cité royale de Loches, la galerie Saint-Antoine et la Corroirie elle-même.
Peut-on découvrir la Route des Trésors pendant un séjour à la Corroirie ?
Oui. La Corroirie se trouve au cœur de cette géographie : Montrésor est à 4,5 km, le Liget tout proche et Loches à une douzaine de minutes. Il n’est donc pas nécessaire de réunir tous ces lieux dans une seule journée. Ils peuvent apparaître progressivement au fil du séjour.
Peut-on associer la Route des Trésors à Beauval ou aux grands châteaux de la Loire ?
Oui. Une journée au ZooParc de Beauval ou une visite de Chenonceau peut alterner avec des journées consacrées à des lieux plus proches. Le séjour n’impose pas un itinéraire unique : certains privilégient les grands sites du Val de Loire, d’autres les villages, les œuvres et le patrimoine du Sud Touraine, et beaucoup mêlent les deux.
La Route des Trésors se limite-t-elle aux œuvres d’art ?
Non. Les œuvres prennent leur sens dans un ensemble plus large : églises, collégiales, chapelles, anciennes maisons monastiques, demeures habitées, villages et paysages. La forêt, les étangs et les vallées accompagnent cette lecture du territoire autant que les bâtiments eux-mêmes.
Comment parcourir la Route des Trésors ?
Il n’existe pas un ordre unique. Certaines portions peuvent se découvrir à pied, à vélo ou à cheval lorsque les chemins et les distances s’y prêtent. Pour relier l’ensemble des lieux, la voiture permet de composer librement plusieurs journées depuis la Corroirie.
Pourquoi séjourner à la Corroirie pour découvrir cette route ?
Séjourner à la Corroirie permet de garder le même lieu pendant plusieurs jours tout en découvrant les œuvres, villages et monuments alentour. Le retour vers les douves, les bâtiments anciens, la forêt et le silence du domaine laisse aussi le temps aux lieux visités de se répondre d’un jour à l’autre.