
La Route des Trésors en Touraine – autour de Loches
Entre le ZooParc de Beauval et la cité royale de Loches, la Route des Trésors relie des lieux où œuvres, architectures et paysages demeurent encore perceptibles.
Le ZooParc de Beauval constitue souvent un point de départ. Mais la question apparaît vite : que découvrir autour, et où rester pour habiter réellement ce territoire ?
À proximité, d’autres lieux apparaissent – plus anciens, plus discrets – qui prolongent la visite sans en changer l’esprit. La Route des Trésors les relie entre eux et propose une autre lecture du séjour, au-delà d’une seule destination.
La Route des Trésors ne propose pas une liste de lieux à voir. Elle ouvre une autre manière de parcourir la Touraine, plus discrète, plus intérieure, où les œuvres, les architectures et les paysages se répondent.
Là où certains itinéraires rassemblent les lieux les plus connus, elle s’attache à ce qui relie, à ce qui demeure parfois en retrait, mais reste profondément présent.
Elle ne remplace pas les incontournables du Val de Loire – elle les prolonge autrement, dans un rapport plus lent, plus attentif.
Depuis la Corroirie, Loches se rejoint en une douzaine de minutes, tandis que le ZooParc de Beauval se situe à environ vingt-cinq minutes. Cette proximité donne au territoire une continuité particulière, où les lieux restent liés sans rupture.
Une route de trésors
La Route des Trésors a été créée en 2008 sous forme associative, pour relier plusieurs lieux proches et en proposer une lecture commune.
À Loches, certaines œuvres prennent place dans la densité de la cité royale. Dans l’église Saint-Antoine, deux toiles liées au Caravage ont retrouvé leur présence après être restées longtemps presque invisibles.
Leur histoire ne commence pas ici. Elles appartenaient à Philippe de Béthune, ambassadeur à Rome de 1601 à 1605, avant d’être confiées aux chartreux du Liget, dont la gestion relevait de la Corroirie. Après la Révolution française, à partir de 1789, elles sont déplacées à Loches, où elles seront conservées pendant près de deux siècles avant leur redécouverte.
D’autres trésors apparaissent ailleurs : à Beaulieu-lès-Loches, à Montrésor, à Nouans-les-Fontaines ou à la Corroirie. Églises, collégiales, chapelles ou intérieurs conservent ainsi des œuvres qui prennent sens replacées dans leur contexte.
Le château de Chenonceau appartient à cette géographie élargie. Sa présence est plus visible, mais elle ne résume pas le territoire.
Ces œuvres ne se lisent pas isolément. Elles témoignent de circulations anciennes – entre monastères, collections privées et lieux de pouvoir – qui donnent au territoire une cohérence discrète. Voir les informations pratiques
À ces traces s’ajoute une autre présence, plus diffuse : celle des paysages, des étangs, des forêts, des oiseaux et des eaux calmes. La biodiversité fait elle aussi partie de ces trésors, moins visibles mais essentiels.
Parcourir la route
Suivre cette route ne consiste pas à enchaîner des visites, mais à laisser apparaître des correspondances entre les lieux. Une œuvre, un espace, une architecture, puis un paysage composent peu à peu une lecture du territoire.
À pied, à vélo ou à cheval, les distances se modifient, les transitions deviennent perceptibles, et la route ne se limite plus à un tracé, mais à ce qui relie les lieux entre eux.
Entre Beauval et Loches, la Route des Trésors
La Route des Trésors ne relie pas simplement des lieux. Elle s’étire entre deux pôles – le ZooParc de Beauval et la cité royale de Loches – et se découvre dans ce qui les relie.
Elle ne propose pas un parcours à suivre, mais une manière d’avancer. Certains lieux marquent, d’autres se taisent davantage. Ensemble, ils composent une lecture plus lente de la Touraine.
Là où les incontournables du Val de Loire dessinent une géographie immédiate, la route s’attache à ce qui apparaît entre les points – dans les écarts, les transitions, les retours.
Beauval – un seuil
Le ZooParc de Beauval constitue souvent une entrée. Sa présence est immédiate. Elle marque le début d’un parcours, mais appelle aussi un déplacement : que reste-t-il lorsque l’on s’en éloigne ?
Nouans-les-Fontaines – premières présences
À quelques kilomètres, une Pièta du XVe siècle liée à Jean Fouquet apparaît dans un lieu discret. Rien ne l’annonce. Elle appartient à ce territoire qui ne se livre pas immédiatement.
Montrésor – la collégiale
Dans la collégiale Saint-Jean-Baptiste, l’Annonciation de Philippe de Champaigne ne s’isole pas. Elle demeure liée au lieu, à la lumière, à ce qui continue.
Montrésor – le château
Le château prolonge cette présence. Les objets, les pièces, les collections composent un intérieur encore habité, où le temps ne s’interrompt pas.
Le Liget – la continuité monastique
La Chartreuse du Liget rappelle l’organisation dont dépendait la Corroirie. Fresques, pierre et forêt composent un ensemble où le temps se maintient sans rupture.
La Corroirie – un lieu pour relier
Entre ces lieux, la Corroirie n’ajoute pas une visite. Elle permet de relier. Les bâtiments, l’eau, le silence donnent une forme à ce qui a été traversé.
Beaulieu-lès-Loches – prolongement
Avant Loches, d’autres formes apparaissent encore. Le clocher, l’abbatiale, une autre densité du territoire.
Loches – les œuvres retrouvées
À Loches, les toiles liées au Caravage témoignent de circulations anciennes entre Rome, le Liget et les collections de Philippe de Béthune.
Loches – l’autre extrémité
Donjon, collégiale et ville haute composent une densité monumentale. Une autre réponse au point de départ.
La route ne se résume pas à une suite de lieux. Elle se compose dans les déplacements, puis dans le retour – lorsque le territoire, traversé, commence à se relire autrement.
Lire la Route des Trésors sur la carte
La carte permet de situer d’un seul regard les lieux qui composent la route, entre Beauval, Montrésor, le Liget, la Corroirie et Loches.
Questions fréquentes sur la Route des Trésors
Quelques repères pour comprendre cette route, en organiser la découverte, et choisir son rythme depuis la Corroirie.
Qu’est-ce que la Route des Trésors autour de la Corroirie ?
La Route des Trésors relie autour de la Corroirie plusieurs lieux où œuvres, architectures, paysages et mémoires anciennes demeurent perceptibles. Elle propose une lecture commune du territoire entre le ZooParc de Beauval, Loches, Montrésor, le Liget et d’autres sites proches.
Quels lieux peut-on découvrir sur la Route des Trésors ?
La Route des Trésors relie notamment le ZooParc de Beauval, la cité royale de Loches, les toiles liées au Caravage, le Liget, la chapelle Saint-Jean du Liget, le château de Montrésor, Beaulieu-lès-Loches, Nouans-les-Fontaines et la Corroirie elle-même.
Peut-on parcourir la Route des Trésors depuis la Corroirie ?
Oui. Depuis la Corroirie, Loches se rejoint en une douzaine de minutes et le ZooParc de Beauval en environ vingt-cinq minutes. Cette proximité donne au territoire une continuité particulière et permet de relier facilement plusieurs lieux au cours d’un même séjour.
La Route des Trésors se limite-t-elle aux œuvres d’art ?
Non. Elle relie aussi des églises, des collégiales, des chapelles, des intérieurs habités, des paysages, des étangs, des forêts, des oiseaux et des eaux calmes. La biodiversité fait elle aussi partie de ces trésors, moins visibles, mais essentiels.
Comment parcourir la Route des Trésors ?
Parcourir la Route des Trésors ne consiste pas à enchaîner les visites, mais à laisser apparaître les correspondances entre les lieux. Elle peut se découvrir à pied, à vélo, à cheval ou en voiture, selon le rythme du séjour et la manière dont on choisit d’habiter le territoire.
Pourquoi séjourner à la Corroirie pour découvrir cette route ?
Séjourner à la Corroirie permet de rayonner vers les sites de la Route des Trésors puis de revenir vers un lieu où l’eau, les bâtiments et le silence modifient la perception de ce qui a été vu ailleurs. Habiter ici quelques jours permet de laisser les lieux, les œuvres et les paysages se répondre dans le temps du séjour.
