Une semaine change la manière de découvrir la Touraine. Il n’est plus nécessaire de faire entrer chaque château, chaque village et chaque musée dans une succession de journées pleines. On peut choisir quelques lieux, revenir à certains, garder du temps autour de la Corroirie et laisser une journée se construire autrement que prévu.
Entre Loches et Montrésor, la Corroirie permet de conserver le même point d’ancrage pendant plusieurs jours. Les visites se font alors depuis un lieu où l’on revient le soir, plutôt qu’en changeant chaque jour de direction et d’hébergement.
Une semaine ne demande donc pas un programme de sept journées. Elle permet au contraire d’alterner les grands sites, les villages proches, les chemins et les moments passés sur place.
Commencer près de la Corroirie
Loches et Montrésor peuvent chacun occuper une vraie place dans le séjour sans devenir de simples étapes entre deux châteaux plus connus.
À Loches, une journée peut réunir le marché, la cité royale, la collégiale Saint-Ours, la galerie Saint-Antoine ou le musée Lansyer. Rien n’oblige d’ailleurs à tout voir le même jour : la proximité permet d’y revenir.
La ville change selon l’heure et le motif de la visite. Un matin de marché n’a pas le même rythme qu’une journée consacrée au donjon, au logis royal ou aux collections liées à l’histoire du Liget.
Montrésor demande une autre échelle. Le château, la collégiale, les rues et les bords de l’Indrois peuvent laisser davantage de place à la marche et au village lui-même.
Une visite peut tenir dans quelques heures, mais rien n’oblige à la réduire à cela. On peut revenir dîner dans le secteur, marcher le long de l’Indrois ou simplement retrouver le village un autre jour.
Ces deux lieux proches donnent déjà une première lecture du Sud Touraine, entre ville royale, vallée, architecture religieuse et paysages habités.
Choisir un grand château plutôt que les enchaîner
Une semaine permet aussi de consacrer une journée entière à un grand site sans chercher à lui en ajouter immédiatement un second.
Chenonceau s’y prête particulièrement. Le château, le Cher et les jardins demandent du temps. Le retour vers la Corroirie peut ensuite se faire sans autre visite prévue, en laissant simplement la journée se terminer.
D’autres grands châteaux du Val de Loire peuvent naturellement entrer dans le séjour. La page des incontournables du Val de Loire depuis la Corroirie permet de les situer et de choisir selon les distances, les envies et le temps que l’on souhaite réellement consacrer à chacun.
Lorsque plusieurs visites payantes sont prévues, il peut également être utile de vérifier l’intérêt d’un pass pour les châteaux de la Loire, sans que celui-ci détermine à lui seul l’ordre ou le nombre des visites.
Garder une journée pour la Corroirie
Rester une semaine permet surtout de ne pas considérer la Corroirie comme le lieu où l’on dort entre deux excursions.
Une journée peut rester presque entièrement sur place : visiter le château-monastère, entrer dans l’église consacrée en 1206, suivre les douves, marcher dans le domaine ou découvrir Vox Alchimia dans les bois.
La distillerie Élixir4 peut elle aussi s’approcher lorsqu’elle s’ouvre, au fil du travail en cours, des rencontres ou des événements.
Le reste du temps n’a pas nécessairement besoin d’être occupé : l’étang, les chemins, la forêt et les différentes heures de la journée font partie du séjour.
Suivre la Route des Trésors
Une autre journée peut prendre une direction moins attendue que celle des grands châteaux.
La Route des Trésors relie la Corroirie à plusieurs lieux proches par les œuvres et les histoires qui les traversent : Loches, la Chartreuse du Liget, Montrésor, Nouans-les-Fontaines ou encore Beaulieu-lès-Loches.
Il ne s’agit pas d’un circuit à accomplir dans un ordre donné. Certains lieux peuvent être rencontrés pendant une autre journée, d’autres devenir le motif principal d’une matinée ou d’un détour.
Cette lecture du territoire complète celle des grands châteaux : on passe d’un monument célèbre à une œuvre déplacée, d’un village à une ancienne chartreuse, puis on retrouve à la Corroirie une partie de l’histoire qui les relie.
Consacrer une journée à Beauval, si le séjour le souhaite
Le ZooParc de Beauval peut naturellement trouver sa place dans une semaine. Il mérite alors une journée à lui seul, plutôt qu’une visite ajoutée à un autre grand site.
Cette journée change complètement de registre et peut justement apporter un contraste dans le séjour. Le retour à la Corroirie retrouve ensuite les bois, les prairies et le silence du domaine.
En passant par Nouans-les-Fontaines, le trajet peut aussi croiser l’un des lieux de la Route des Trésors, sans transformer pour autant la journée en circuit supplémentaire.
Laisser aussi une journée incomplète
Toutes les journées n’ont pas besoin d’avoir un nom.
Un matin peut commencer au marché de Loches et se terminer dans le parc. Une promenade en forêt peut occuper plus de temps que prévu. Montrésor peut appeler une seconde visite. Une matinée commencée près de l’étang peut simplement rester là.
C’est aussi l’intérêt d’une semaine : ce qui n’a pas été prévu n’est pas du temps perdu. Les journées peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres selon le temps, les ouvertures, les envies ou la fatigue.
Manger autour de la Corroirie sans organiser chaque dîner à l’avance
Plusieurs jours permettent également de changer de table sans faire du dîner une nouvelle excursion.
Montrésor, Chemillé-sur-Indrois et Loches offrent différentes possibilités à proximité. La page gastronomie et restaurants autour de la Corroirie rassemble les tables et les possibilités que nous connaissons dans le secteur.
Pour les soirées du côté de Montrésor, notre article où dîner à Montrésor et autour resserre cette sélection sur le village et ses environs immédiats.
Certains soirs peuvent aussi rester à la Corroirie, notamment grâce à la kitchenette commune mise à disposition des personnes qui séjournent dans les chambres.
Une semaine sans changer de point d’ancrage
Ce qui relie ces journées n’est pas leur ordre. C’est le fait de revenir au même endroit.
Après Loches, Chenonceau, Beauval ou une journée beaucoup plus proche, on retrouve les mêmes douves, les mêmes bâtiments et la chambre choisie quelques jours auparavant. À mesure que la semaine avance, le château-monastère cesse d’être seulement le lieu du départ et du retour.
Les chambres de la Corroirie permettent cette continuité. Elles ne proposent pas toutes la même relation au lieu : certaines regardent les douves ou l’horizon, d’autres restent davantage prises dans l’épaisseur des murs et des bâtiments anciens.
Une semaine donne justement le temps de ne plus seulement traverser la Touraine, mais d’en reconnaître progressivement quelques chemins, quelques villages et quelques heures.
Questions pour préparer une semaine en Touraine
Une semaine est-elle trop longue pour visiter les châteaux de la Loire ?
Non. Une semaine permet au contraire de limiter le nombre de grandes visites dans une même journée, de consacrer du temps à Loches ou Montrésor et de garder des journées plus calmes autour de la Corroirie.
Faut-il changer de lieu de séjour pendant la semaine ?
Ce n’est pas nécessaire pour découvrir cette partie de la Touraine. Depuis la Corroirie, on peut rejoindre Loches, Montrésor, Chenonceau, Beauval et d’autres sites du Val de Loire tout en revenant chaque soir au même endroit.
Combien de grands châteaux faut-il prévoir en une semaine ?
Il n’existe pas de nombre idéal. Choisir quelques grands sites et leur consacrer suffisamment de temps laisse aussi une place aux villages, aux musées, à la forêt et au domaine de la Corroirie.
Peut-on passer une journée entière à la Corroirie ?
Oui. La visite du monument, Vox Alchimia, les chemins, l’étang, les bois et, selon les moments, la distillerie permettent de rester sur le domaine sans organiser une nouvelle excursion.
Peut-on intégrer Beauval à une semaine en Touraine ?
Oui. Beauval peut occuper une journée entière du séjour. Les autres jours peuvent alors être consacrés aux châteaux, à Loches, Montrésor ou à des journées plus proches de la Corroirie.